30 avril 2008
Bonheur sauvage
Elle est dans le jardin, par une belle fin de journée d’été. Allongée dans le hamac. Sa main frôle la musique de ses cheveux…il tremble. Il la regarde endormie, sa femme, son enfant, sa sauvage. Il sait sa peau sucrée des fruits de l’été, et sa douceur de soie. Il sait son parfum de figues et d’agrumes. Il sait que c’est ELLE l’univers… C’ est son bonheur et sa douleur de la regarder ainsi. Doucement, il s’approche, écarte la mèche qui joue avec le dernier soleil Une larme coule le long de sa joue Elle ne dort pas, elle le guette et l’attend. Il aime la voir ainsi telle un rêve éveillé Elle sait le désir douloureux qu’il a d’elle. Elle sait ses silences qui lui disent son amour. Elle sait sa peur de la fin de l’été Qui lui enlèvera sa belle avec les premiers frissons de l’automne. Il la dévore des yeux Il s’approche et ne résiste plus à un baiser. Elle se sauve en riant……. Sa femme, son enfant, sa sauvage… Sa muse, la vie enfin retrouvée Insaisissable comme l’eau vive de son rire clair Qu’il aime tant écouter comme une chanson de Prévert Sa Manon des sources, la source de sa vie Elle court dans le petit chemin qui sent bon la garrigue Jamais il ne l’a désirée autant ! Sa femme, son enfant, sa sauvage Sa musique insensée et violente de douceur Il la serre contre lui et cueille son souffle court dans un baiser. Ils s’aiment comme des enfants dans le jardin d’Eden……. Le leur !!!! ENFIN.
29 mars 2008
Tu ne sauras jamais.......
Tu ne sauras jamais…….ou l’amour quatre saisons
Tu ne sauras jamais combien je t’aime
De l’hiver au printemps
À tous les vents ces mots je sème
Mon amour ce moque du temps.
Tu ne sauras jamais
Combien je t’aimais
Et si j’en valais la peine
Je sais combien ma quête est vaine
D’un amour sans détours
C’est un voyage sans retour.
***
Tu ne connaîtras jamais
Mes sanglots longs de l’automne
Que les violons emportent
Quand le vent tourbillonne
Personne derrière la porte.
Tu ne sauras jamais
Combien je t’aimais
Sur les sonates d’automne
Le glas du désarroi résonne.
***
Tu ne sauras jamais
L’angoisse qui m’étreint
De ne pas me réveiller
Près de toi chaque matin
Tu ne sauras jamais
Combien je t’aimais
Dans le cœur de l’hiver
Mes doigts s’effritent sur mes rêves
Ma tête est à l’envers
Des herbes figées dans la glace
Mon cœur est prisonnier.
***
Tu ne sauras jamais
La douceur de mes bras
Et la chaleur de mes draps
Dans la torpeur des nuits d’été
Tu ne sauras jamais
Combien je t’aimais
Dans la chaleur de juillet
Mon cœur grenade éclatée
Coquelicot écrasé au milieu des blés
Sous les orages du mois d’août
Tu m’as oubliée sans doute.
***
Tu ne sauras jamais
La tristesse insondable
Qui s’empare de mon âme
Émotion ineffable
Devant la beauté des cerisiers en larmes
Sur ta joue pétales douceur
Le printemps est en pleurs
Où est passé le bonheur ?
***
Mais si un jour tu as de la peine
N’oublies jamais que je t’aime…
De l’hiver au printemps
Je t’aime tout le temps
Sur la musique de Vivaldi
Je t’aime à toutes les saisons
À en perdre la raison
Je t’aimerai toute ma vie.
26 mars 2008
Les mots
Les mots qui blessent ou réconfortent
ceux qui nous grandissent ou nous avilissent
les mots qui nous marquent dès l'enfance
et laissent leurs cicatrices indélébiles
Les mots qui renforcent et ceux qui rendent fou
Les mots qui nous bercent et nous transportent
de serments en prières
de poèmes douceur
en litanies incantatoires.
Les mots et leur pouvoir
sur nous, notre vie
qu'en nous on répète à l'infini...
Les mots qui jouent un double JE
pour mieux nous tromper, nous égarer
sur nous mêmes, les autres et les sentiments.
Les mots de tous les maux
les mots de toutes les joies
les mots que l'on s'écrit
et les mots que l'on se dit tout bas.
Les mots comme des notes
qui écrivent la partition de notre vie
le roman de nos amours.
Les mots qu résonnent en nous
en écho de nos pensées.
La force et la magie des mots
transforment nos rêves, en Vie
nos envies prennent corps
pendant nos corps à corps
seule musique de nos nuits
les mots d'amour répétés à l'envie.
(Anna C. 2008)
désolée pour les commentaires déjà déposés sur ce texte que j'ai malencontreusement effacés en l' éditant .
23 mars 2008
Voyageur clandestin
Éternel voyageur clandestin Tu es monté à bord de ma vie Sans faire de bruit. J’ai pris le murmure de ta voix Pour un souffle d’alizé Le balancement de tes hanches Pour le tangage de mon instable embarcation. Les pas feutrés De ta démarche chaloupée Pour les pattes d’un chat venu rôder. Éternel voyageur clandestin Tu passes d’Iles en femmes Goûtant la saveur poivrée Des fruits exotiques, selon ta faim, Et le musc des peaux vanillées, T’enivrant de tous leurs parfums. Éternel voyageur clandestin Tu promènes tes yeux enfantins Sur les scènes du monde Renouvelées par Toi chaque matin. Tu as la nonchalante paresse Des hommes entre deux siestes Ta peau garde l’ambre De tes anciens soleils. Éternel voyageur Des autres, un peu voyeur Des âmes, un peu voleur De beaucoup d’amour demandeur. Apparente fragilité Pour te faire cajoler. Force tranquille Pour ne jamais te laisser attraper. Tu me retiens Dans le lagon de tes bras. Ta peau a la douceur de là-bas Terre lointaine Où le temps n’existe pas Où les hommes ne connaissent pas Ni le mal, ni la haine. Vers Toi, je reviens. Éternel voyageur clandestin Tu poursuivras bientôt ton chemin. Je le vois dans ton regard lointain Perdu sur la ligne d’horizon De tes rêves incertains. Tu repartiras comme tu es venu Sans que je m’en sois aperçue. Plus riche, je l’espère, d’émotions, de tendresse De passions et d’ivresses Qui laisseront sur tes lèvres Un curieux goût de sel Pour te donner à jamais l’envie De boire à toutes les sources de la vie.
21 mars 2008
Haiku de printemps
La grêle tambourine Au rythme de mon cœur Pour cet amour envolé.
17 mars 2008
Attente
(photo perso)
J'attends ton retour
l'angoisse étreint mon coeur
le thé refroidit.
15 mars 2008
Horizon
(photo perso)
matin du monde
sur la montagne bleutée
ma raison se perd
14 mars 2008
Crépuscule
(photo perso)
Avant de fermer les yeux.
Avant de fermer les yeux
Sur ma nuit sans étoiles
De ma mémoire je lève le voile
Pour repenser à nous deux.
Avant de fermer les yeux
Dans la pénombre, sans bruit
Je veux évoquer les jours heureux
Où nous étions amoureux
nostalgie de souvenirs enfouis.
Avant de fermer les yeux
Sur ma jeunesse enfuie
Je veux rêver encore une nuit
A un amour infini
Avant de rejoindre les Cieux.
chat perché
(photo perso)
Le chat assis Sur le mur, attend. Tu ne viendras pas ce soir
09 mars 2008
Haiku de printemps
(photo et texte perso)
Le jeune bourgeon palpite
Dans la fraîcheur du matin bleu
L’enfant étreint sa mère.
Qu’est-ce donc que le haïku?
C’est un poème japonais très bref, un tercet d’habituellement 17 (5/7/5) syllabes. Il contient une référence à la nature (kigo), à une réalité non seulement humaine. Sobre, précis, subtil, dense, sans artifice littéraire. Il évite les marques habituelles du poétique, telles la rime et la métaphore. Loin du grand souffle lyrique occidental, le haïku peut sembler anodin au premier abord; en fait, il est banal ou sublime, tout se jouant sur la corde raide tendue entre le poète et le lecteur.
Juxtaposition de l’immuable et de l’éphémère
Il y a de petites proses qui, comme le haïku, sont des « illuminations », de simples faits quotidiens mais prenant une dimension autre.
D’une sensation qui peut être une expérience unique et, éventuellement donner naissance à un texte élaboré recréant un certain univers, le haïtienne, dans son poème à la fois bref et ouvert, ne garde que le flash initial. C’est là son défi, c’est là son art. Légèreté humoristique désamorçant tout pathos. Art du détail. Fragment de vie, de souvenir, de rêve. Lire et écrire des haïkus, c’est découvrir une conception autre de la poésie. Par son caractère unique, cette forme poétique permet à la fois la prise de conscience et l’expression de l’ici-maintenant. Le haïku est un poème concret, une poésie des sens et non des idées. En français ou en anglais, on ne respecte pas toujours la règle du 5.7.5 qui est faite à la base pour le rythme japonais.









